UNSC LogoLes colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés sont illégales – Israël se place au-dessus du droit – La Résolution met sur le même plan les colonisateurs et les colonisés – BDS plus important que jamais.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a émis le 23 Décembre 2016 la résolution 2334. Celle-ci a été approuvée grâce à l’abstention des USA, qui ont renoncé à leur droit de veto. Nous résumons ici brièvement le contenu de la résolution :

La résolution constate que toute les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés depuis le 5 Juin 1967 sont illégales. Elle exige d’Israël l’arrêt immédiat de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés y compris à Jérusalem-Est. Elle souligne que l’arrêt des activités de colonisation est essentiel pour sauver la « solution à deux États ». Elle demande à tous les états de différencier dans leurs „affaires“ entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés en 1967. D’autre part, elle demande que des mesures soient prises pour empêcher des actes de violence contre la population civile et des attentats terroristes. Elle prône la poursuite de la coordination existante pour empêcher le terrorisme. Elle incite les deux parties à respecter le droit international. Les efforts collectifs pour continuer les négociations sur le statut final des territoires doivent être poursuivi. Elle décide de débattre sur „les moyens pratiques indiqués » pour assurer la pleine implémentation de la résolution. Le Secrétaire Général est tenu de présenter tous les trois mois un rapport sur l’implémentation des mesures.

Il est peu surprenant que le Premier Ministre israélien Netanyahu ait d’emblée déclaré qu’Israël ne respecterait pas cette résolution de l’ONU. Israël se comprend comme on sait comme un État de droit d’une nature particulière : Un État qui se situe en dessus du droit. Ceci dit, l’ONU a partagé cette conception du droit israélien au moins jusqu’en 1967 : Dès les premières lignes, la dernière résolution de l’ONU mentionne que la conquête d’un territoire par la force contrevient aux principes de la charte de l’ONU adoptés en 1945. La communauté des états avait cependant enfreint ce principe de 1947 (plan de partage de la Palestine) à 1967 en avalisant la conquête par la force de la plus grande partie du territoire palestinien au dépends du peuple palestinien. Seule la continuation de cette conquête en 1967 fut ensuite déclarée inacceptable (par la Résolution 242 de l’ ONU).

La nouvelle résolution 2334 n’apporte rien de vraiment neuf par rapport aux précédentes résolutions adoptées lors de l’annexion de Jérusalem et du Golan en 1980. Le motif principal pour l’adoption de la résolution semble être l’inquiétude devant l’érosion irréparable de la „solution à deux États“ alors que se confirma la perspective de la réalité d’un « État unique ». Alors que la fin de l’administration Obama s’approche, on répète le tarif officiel : Les territoires occupés depuis 1967 n’appartiennent pas à Israël ! Au vu de la position du successeur d’Obama à la Maison Blanche, de celle du Parti Républicain des USA en général et même d’une partie des représentants Démocrates au congrès, qui prennent ouvertement parti pour la colonisation et l’annexion des territoires occupés, cette constatation ne va plus de soi.

Les aspects négatifs de la résolution ne peuvent pas passer inaperçus : Le texte met la violence des colonisateurs et celle des colonisés sur un même pied et ignore le droit, pourtant reconnu par l’ONU, de résister à la colonisation. Le texte ne nomme aucune mesure concrète et bien entendu aucune sanction contre Israël afin de permettre l’implémentation de la résolution. Si jamais quelqu’un a eu l’illusion qu’il puisse être possible de mettre en œuvre la résolution, il s’en sera vite rendu compte : Le Conseil de Sécurité ne prend aucune mesure. Au contraire, c’est le Premier Ministre d’Israël qui prend des mesures pour punir le Conseil de Sécurité et ses membres : L’Egypte qui avait proposé un premier texte pour la résolution, l’a retiré sous la pression de Netanyahu et de Trump, le futur président des Etats-Unis. Vu que la Nouvelle-Zélande, le Sénégal, la Malaisie et le Venezuela ont ensuite sauté dans la brèche, Netanyahu „punit“ la Nouvelle–Zélande en fermant temporairement son ambassade et d’autre part supprime l’aide au développement accordée au Sénégal (Israël n’entretient pas de relations diplomatiques avec le Venezuela et la Malaisie).

Plus la réalité de l’Apartheid se confirme en Palestine, plus la campagne BDS (Boycott, Désinvestissions et Sanctions) gagne en importance : Non seulement dans les territoires occupés, mais aussi en Israël même, 50 lois entérinent la dépossession et la discrimination des Palestiniens. Aujourd’hui, 60 pour cent de la superficie de la Cisjordanie sont annexés de fait par Israël. La population de la Cisjordanie et de Gaza vit une situation de blocus promu depuis l’extérieur et d’une division de fait entre ce qui reste des territoires Palestiniens. Les „Autorités“ en placent collaborent officiellement avec la puissance occupante.

Les Palestiniens trouvent peu d’intérêt à une résolution qui ne change rien ni aux privations du droit ni au processus de dépossession dont ils sont victimes !

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