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Petition Palestine
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Médias et ASP
Y a le feu au lac
Ve 13.02.2009 18:00 Uhr
La chaine léman bleu télévision Genève
L'artiste Hyren présente et explique sa nouvel single pour la Palestine
Liens sur single et clip youtube
L'ASP a été invité à la 45 Fête de la Jeunesse Jurasienne
Sa 16.05.2009 12:00 Uhr
Groupe Bélier
Link sur la site Jurasienne
Quelques détails et photos de notre invitation par le Groupe des Béliers, l'Association Suisse- Palestine était l'invité politique de la 45ème Fête de la Jeunesse Jurassienne.
La lâcheté de la communauté internationale envers la Palestine
Ma 06.10.2009
Le Temps
Mario Carera, responsable des programmes de la DDC en Cisjordanie et à Gaza de 2004 à août 2009, dénonce, à titre personnel, la complaisance que l’UE et les Etats-Unis manifestent envers la politique israélienne

Les Palestiniens ont de quoi en vouloir au monde. Cela fait près de 20 ans, depuis le processus d’Oslo, qu’on leur promet un Etat indépendant, mais leur vie quotidienne sous occupation israélienne, la plus longue de l’histoire contemporaine depuis 1967, reste marquée par l’humiliation: les déplacements et l’accès aux villes, aux villages de Cisjordanie (sans parler de l’entrée en Israël et à Jérusalem-Est) sont non seulement étroitement surveillés, voire interdits par l’armée israélienne (avec plus de 600 obstacles et contrôles, fixes ou mobiles, sur les routes), mais ils dépendent aussi de l’octroi arbitraire d’un permis à requérir pour les besoins de la vie quotidienne: pour l’accès au travail, aux soins, à l’éducation, le droit à la réunification familiale ou la visite à un parent.
Là, c’est une femme de Cisjordanie mariée à un Palestinien de Jérusalem-Est qui doit renouveler son permis chaque année pour avoir le droit de continuer à vivre avec son époux et ses enfants. Ici, c’est un Palestinien qui a un travail et un permis (deux privilèges en soi) devant passer tous les jours le check-point militaire – à pied, la voiture est souvent interdite – avec ses longues attentes, en file, enfermés dans des corridors de grillage, tourniquets et portes métalliques, actionnés par un soldat plus ou moins zélé. Là encore, c’est le paysan bloqué au barrage militaire avec ses fruits et légumes, ou obligé à de longs détours à cause d’une colonie à éviter ou du Mur à contourner, et qui arrive trop tard au marché de la ville pourtant toute proche.
La communauté internationale déplore, regrette ou condamne la situation, contraire au droit international et aux Conventions de Genève. Elle encourage verbalement la puissance occupante à faciliter l’accès en Cisjordanie, meilleure mesure à même de redresser l’économie palestinienne sinistrée (–30% du PNB par habitant en 10 ans pour une croissance démographique de 2,7% par an), elle l’invite aussi à suspendre, même provisoirement, la construction des colonies illégales
(500 000 colons y vivent), et à lever le siège de Gaza, punition collective qui ne peut qu’attiser la violence. Mais rien n’y fait, Israël poursuit son agenda, la colonisation et l’occupation.
De fait, la communauté internationale (Etats-Unis et UE en tête) pratique souvent un double langage et se montre fort complaisante envers Israël. Ainsi en va-t-il de sa gêne actuelle face au rapport Goldstone, mandaté par l’ONU, montrant du doigt Israël – le Hamas aussi – pour ses crimes de guerre à Gaza. Ainsi de son silence face à l’arsenal nucléaire de l’Etat hébreu qui n’a pas adopté le Traité de non-prolifération. Ainsi encore de son boycott politique et financier après la courte victoire électorale du Hamas en janvier 2006. Les conséquences désastreuses étaient pourtant prévisibles: incompréhension totale au sein de la population palestinienne qui, pour défendre son identité, renforce ses sympathies pour la résistance islamiste, augmentation de la pauvreté et, du coup, de l’aide humanitaire, au détriment du développement, polarisation politique interne, attisée sans vergogne de l’étranger (pays occidentaux, pays arabes, musulmans, Israël).

La guerre de Gaza en janvier de cette année s’inscrit en droite ligne de cette stratégie de punition collective: on assure viser le Hamas mais on frappe indistinctement les habitants de Gaza, détruisant en passant son infrastructure économique déjà fragile, livrant ainsi la bande de terre surpeuplée de 1,5 million d’habitants au contrôle renforcé du Hamas et, pour sa survie face au siège, à l’aide humanitaire et à l’économie mafieuse des tunnels (on en dénombre plus de 1000 petits et grands qui relient le Sud de Gaza à l’Egypte, pays qui ferme les yeux, comme tout le monde, tout en protestant).

Plus qu’une crise humanitaire, Gaza souffre d’une crise de dignité humaine, et sa population enfermée, sans perspective, sans travail, sans avenir, se radicalise ou sombre, pour sa frange de population laïque, dans une sorte de dépression et colère collective. Plus de 10 séjours à Gaza depuis la guerre donnent la mesure de l’erreur stratégique: si l’on avait voulu affaiblir Hamas, renforcer des perspectives de dialogue et accroître la sécurité d’Israël en stoppant les roquettes, on aurait alors ouvert Gaza sous monitoring international (comme en 2005), encouragé la circulation des personnes, l’échange des idées, des biens, soutenu son secteur privé et son importante vie associative.
Mais s’agit-il vraiment d’une «erreur» stratégique ou plutôt d’une volonté politique de liquider pour 10 ou 20 ans la question palestinienne, sous prétexte de «lutter contre le terrorisme»? Ailleurs, au Kosovo, au Népal, tout récemment, on a parlé, négocié, sous condition, avec des «terroristes». Ils sont maintenant aux commandes de leur pays. En Palestine, on doit humilier, écraser le peuple. Pourquoi? Pour nier son droit à l’autodétermination? Pour répondre au vieux rêve du «grand Israël» jamais oublié par la droite dure de Tel-Aviv dont le soutien actif à la poursuite des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est constitue un clair signal de refus d’une Palestine viable et indépendante?
Que faire? Poursuivre le double langage ou adopter un langage de vérité, de pressions, voire de sanctions, basé sur le droit international? La communauté internationale de l’après-Bush devrait enfin mesurer l’immense effet de détente, le bonus sécuritaire pour toute la région et même le monde, de la création – enfin – d’un Etat palestinien. Elle devrait agir vite avant que la Cisjordanie, par la multiplication des colonies, ne ressemble à un «fromage suisse», selon l’expression de l’ex-président Bush à Ramallah en janvier 2008. Elle devrait aussi clarifier rapidement sa position si, comme on le dit, la réconciliation inter-palestinienne intervient cet automne, avec, belle preuve de maturité politique, des élections générales en 2010: que faire alors si le Hamas confirme sa légitimité dans les urnes? Ou, scénario du pire, si la violence, dans une société palestinienne fatiguée, fragmentée, sans leadership ni clair projet, reprend le dessus face à la violence de l’occupation? Déjà le Hamas, prêt à reconnaître Israël dans les frontières de 1967 si elles sont, à leur tour, reconnues, est contesté à Gaza par une frange islamiste plus radicale qu’on dit proche d’Al-Qaida.
A coup sûr, il y a un formidable bonus pour une paix basée sur le droit, mais il y a aussi un prix à payer pour tous dans la poursuite de la violence engendrée par l’occupation. Le statu quo est une option à court terme. On ne peut pas nier le droit à l’autodétermination en enfermant durablement un peuple.
The Palestine Right to Return Coalition
Sender Freies Palästina (Palästinakomitee Stuttgart)
GOLDSTONE FACTS
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Palästinensische Ausgabe der Monde Diplomatique
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